J'ai le cerveau dans la merde et les idées qui s'effacent.
Tout se cache, ruminé par un grand rideau de velours tumefié.
La gueule de bois se fait salvatrice; jamais je n'aurais cru passer si proche du bon ordre (bonheur dans les pensées).
je continue a taper, nettement, toutes ces saletés
Qui semblent si bien rangées
Alignées telles des livres dans une bibliothèque
Dont on aurait oublié le nom
Ça s'appellait, se traitait de noms alors que
Des bombes éclatent dans le ciel
Et que les gamins se ruent dans la boue
Apprendre à travers les épreuves. Réécrire son histoire. Récits plus ou moins fictionnels.
07 janvier 2013
Le cerveau dans la merde
24 juin 2012
28 mai 2012
Dormir avec la fenêtre ouverte
Parfois
Je dors la fenêtre ouverte
Plutôt que la gueule ouverte
Car il est préférable d’avaler un peu d’air et d’araignées
Que tous les mensonges journaliers
Auxquels nous sommes confrontés; gueule de loup
Gueule de bois
Pareil au même
Je ne suis qu’un
Outrage
Dans cette mer de monde
Mère immonde
Ronge ta tombe
Ronces immenses
Je ne peux
Partager
Ma peine
Car trop de gens
Sont encore aveugles
Le miracle a portée (de personne)
Je dors la fenêtre ouverte
Plutôt que la gueule ouverte
Car il est préférable d’avaler un peu d’air et d’araignées
Que tous les mensonges journaliers
Auxquels nous sommes confrontés; gueule de loup
Gueule de bois
Pareil au même
Je ne suis qu’un
Outrage
Dans cette mer de monde
Mère immonde
Ronge ta tombe
Ronces immenses
Je ne peux
Partager
Ma peine
Car trop de gens
Sont encore aveugles
Le miracle a portée (de personne)
03 mai 2012
carré de sang
mon cœur est noir de suie.
charbon de veine
j'ai hâte de retrouver ma muse, cette veine d'or que je peux extraire et revendre. mais à quel prix?
il ne me reste que 25 jours à créer de façon quotidienne; comment pourrais-je continuer ensuite?
comment ne pas perdre sa muse? quelqu'un pourrait-il m'éclairer sur le sujet, car je suis perdue..
les événements qui se passent dans ma société me bloquent et m'empêchent de créer du neuf, on dirait. On dirait.. que je perds peu à peu la flamme qui m'anime. Où est-ce le cynisme d'une réalité plus que sombre qui s'abat sur moi? Le cynisme qui envahit une bonne proportion de ma génération alors que l'autre s'en fous et que l'autre fait tout ce qu'elle peut pour secouer l'arbre afin qu'il en tombe des fruits. Les fruits non lacrymogènes, mais tout autant impropres à la consommation.
charbon de veine
j'ai hâte de retrouver ma muse, cette veine d'or que je peux extraire et revendre. mais à quel prix?
il ne me reste que 25 jours à créer de façon quotidienne; comment pourrais-je continuer ensuite?
comment ne pas perdre sa muse? quelqu'un pourrait-il m'éclairer sur le sujet, car je suis perdue..
les événements qui se passent dans ma société me bloquent et m'empêchent de créer du neuf, on dirait. On dirait.. que je perds peu à peu la flamme qui m'anime. Où est-ce le cynisme d'une réalité plus que sombre qui s'abat sur moi? Le cynisme qui envahit une bonne proportion de ma génération alors que l'autre s'en fous et que l'autre fait tout ce qu'elle peut pour secouer l'arbre afin qu'il en tombe des fruits. Les fruits non lacrymogènes, mais tout autant impropres à la consommation.
Libellés:
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24 avril 2012
L'heure est venue, partie 1
L'heure est venue
«L’homme qui boit sera mon refuge, car il n’y a ni paradis ni enfer pour me recevoir. Je me terre en lui dans son cœur noir. Dorénavant, nous serons deux.»
— Patrick Brisebois, Trépanés
Il est tard. J’ai le goût de boire. Boire pour en finir. Pour me finir. Pour oublier. Surtout tout ça. Il en devient difficile lorsqu’on a le sang trop épais. Alors il faut l’éclaircir. L’éclaircir pour surtout ne pas s’évanouir. Devant l’horreur. Devant ses peurs. Mots de verre. J’ai une propension à réfléchir un peu trop; à m’imaginer devant tant et tant de scénarios que je n’arrive plus à voir réellement l’ennemi qui se lève devant moi. J’ai peur de tous ces mots qui me hantent.
C’est probablement pour ça que je les refoule. Si bien. Tant bien que mal. Mes histoires de cœur éparpillées sur le plancher. Vite, vite que je les ramasse. Avant que quelqu’un trébuche dessus et se blesse. Je ne comprends pas pourquoi il faut absolument partager son soi présent afin d’être heureux; si on n’arrive pas à se comprendre soi-même, à quoi rime cette fallacieuse comédie? Pourquoi donner autant d’importance à l’attachement, à l’affection alors que rien ne dure. Quelques mois, quelques années et puis tout brûlera. Autant brûler mon cœur noir tout de suite; au moins je sais à quel type de douleur m’attendre.
La bouteille est presque vide, mais mon pouls, lui, est encore perceptible. J’ai oublié où j’ai rangé le bois afin de brûler les restes de toi. Je ne comprends pas pourquoi l’odeur de ta peau reste collée à la mienne. Pourtant, tu as tout fait sauter.
Je sais bien que ce n’est que blasphèmes et mots murmurés au vent.
Jamais plus il ne me portera tes mots. Et c’est bien ainsi. C’est bien que j’ai oublié la saveur de tes reins. Je porte encore la marque de ton poing. J’ai hâte qu’elle s’amenuise; ce n’est pas le souvenir que je veux garder de toi.
J’en veux aucun. Je ne réclame pas ma part du gâteau. Je suis diabétique, de toute façon.
Je bois une dernière gorgée qui me brûle l’œsophage. J’aime quand c’est tangible. La bouteille me glisse des mains et s’échoue sur les lames du parquet.
J’ai perdue ma muse et les mains m’en tremblent. Je ne me souviens plus. Tous ces mots. J’aimerais juste continuer à fixer la statique sur l’écran comme n’importe quel des damnés errant sur la terre. Mais je ne pourrais jamais empêcher mon cerveau de penser. À tout du moins le ralentir à coups de litres d’alcool. Ça, c’est facile. L’estomac plein de houblon et la tête vide de toute pensée.
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